Incendie domestique, bien choisir son détecteur de fumée

Chaque année en France, environ 800 personnes décèdent, suite à un incendie domestique. Les victimes sont asphyxiées par les fumées pendant leur sommeil. En 2015, la loi Morange impose l’installation d’au moins un détecteur avertisseur autonome de fumée (DAAF) dans chaque habitation. Voici les bons gestes pour choisir votre détecteur de fumée.

Un détecteur certifié NF EN 14604

Un détecteur avertisseur autonome de fumée (DAAF), ou détecteur de fumée, permet de prévenir les occupants d’un logement d’un incendie en cours. Le DAAF dispose d’une cellule de détection qui, lors de la captation de particules de fumée, déclenche une alarme de 90 décibels. Ce détecteur doit répondre aux conditions de qualité de la norme NF EN 14604, correspondant à des exigences de contrôle tout au long du parcours du produit, de la fabrication au consommateur. Cette attestation de conformité est délivrée par Afnor Certification, un organisme indépendant, qui garantit le contrôle régulier des détecteurs incendie.

Les détecteurs de fumée ont une durée de vie de 10 ans.

Détecteur à pile ou sur secteur ?

Il existe 3 types de détecteurs : à pile 9 volts, à pile lithium ou sur secteur. Outre le prix qui diffère selon les procédés, la fréquence de changement de la pile est également à prendre en compte.

La durée de vie d’une pile 9 volts est d’environ 1 an contre 5 à 10 ans pour la pile lithium, soit la durée de vie du DAAF. Un signal sonore et visuel informe les occupants de l’habitation du déclin de la pile.

Les détecteurs sur secteur sont également équipés d’une pile pour être autonome et se déclencher même en cas de coupure de courant.

Combien de détecteurs ?

La loi Morange, qui depuis mars 2015 impose des détecteurs, oblige chaque foyer à se doter d’au moins d’un détecteur par logement. Les professionnels, eux, préconisent 1 détecteur pour 70m². Pour des logements sur plusieurs niveaux, il faut au moins 1 détecteur par niveau.

Les détecteurs interconnectés

Pour des maisons à étages  et avec grandes superficies, l’installation de détecteurs interconnectés est judicieuse.

Lors d’un incendie, si un détecteur est activé, l’ensemble des détecteurs se déclencheront pour alerter l’ensemble des occupants du logement.

Il existe 2 types de détecteurs interconnectés :

  • Les détecteurs, à piles ou sur secteur avec connexion filaire, nécessitent la liaison des détecteurs par des fils électriques ;
  • Les détecteurs radios communiquent entre eux par ondes radio, sans branchement supplémentaire.

 Les détecteurs de chaleur

Pour une détection optimale, il est préconisé d’additionner des détecteurs de fumée avec des détecteurs de chaleur.
Dans certaines pièces, comme la cuisine ou le garage, il peut y avoir des fumées ou des vapeurs. Si un DAAF est installé dans ces pièces, le risque de déclenchement intempestif est important. Il est préférable d’utiliser des détecteurs de chaleur pour signaler une montée brusque de température, indicatrice d’un début d’incendie.

 Les détecteurs pour sourds et malentendants

Serenne propose également des détecteurs spéciaux pour sourds et malentendants.

Ne pouvant pas se baser sur un critère sonore, les détecteurs pour sourds et malentendants allient lumière et vibration.

Sur le récepteur, un flash se déclenche lors de la détection. Un coussin vibrant (à branchement filaire) permet d’alerter l’occupant par contact.

Comment bien positionner son détecteur de fumée ?

La position idéale d’installation du détecteur est au milieu du plafond dans la circulation desservant les chambres. Il est également possible de le fixer sur le haut d’un mur, loin des coins si possible.

Les détecteurs de chaleur se placent dans la cuisine ou le garage.

Ce schéma indique les différents emplacements préconisés pour chaque type de détecteur.

schéma de position des détecteurs

 Bien entretenir son détecteur de fumée

Après le choix et l’installation, l’entretien d’un détecteur de fumée est primordial pour avoir une efficacité optimale.

Le nettoyage du détecteur s’effectue tous les 3 mois à l’aide d’un aspirateur à embout brosse. Ce nettoyage évite l’accumulation de poussières et saletés qui empêche le passage de la fumée ou génère le déclenchement intempestif de l’alarme.

Le test du système électronique s’effectue chaque mois en actionnant le bouton test de votre détecteur pour s’assurer de la fiabilité de l’alarme.

Le test fonctionnel du détecteur s’effectue 2 fois par an grâce à un aérosol, simulant la fumée d’un incendie. Ce test évalue à la fois l’efficacité de la cellule de détection et le système électronique de l’appareil.

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