Le drone, quel est ce nouvel outil sécurité ?

Un drone est un appareil volant commandé à distance, sans pilote à bord. Le drone est utilisé pour récolter des informations et réaliser certaines actions. L’armée l’utilise depuis plusieurs années pour des missions de renseignement et d’intervention. Les drones arrivent peu à peu dans la sécurité civile. Les salons professionnels accueillent et présentent ces nouveaux appareils de sécurité.
Peut-on voler n’importe où ? Quelle utilisation peut-on faire d’un drone ? Nous vous donnons quelques réponses.

Distance de sécurité, sites protégés, droit à l’image, le vol d’un drone est soumis à la réglementation. Il a été encadré par l’arrêté du 11 avril 2012 puis remplacé par l’arrêté du 17 décembre 2015. Il existe à présent une différence entre les drones de loisirs (achetés par des particuliers) et les drones professionnels destinés à des activités spécifiques comme des relevés topographiques, des surveillances aériennes, etc.

 

Les drones de loisir(s)

Les drones de loisir(s) ne nécessitent aucune autorisation particulière mais ils doivent respecter des règles de vols. Le télépilote (pilote de drone) doit appliquer ces règles sous peine de sanction. Le télépilote doit se renseigner sur le geofencing de la zone qu’il souhaite survoler. Le geofencing est la création de géo-barrières, des barrières virtuelles interdisant aux drones de décoller ou survoler une zone publique ou privée comme des bâtiments publics ou des maisons. Des sites et applications comme AirMap permettent de connaître les zones interdites de vol. Voici d’autres règles spécifiques aux drones de loisirs :

  • Il est interdit de voler au-dessus d’une zone peuplée comme des agglomérations ou des manifestations. La limite de vol est de 50 mètres avant une agglomération contre 150 mètres pour un rassemblement de personnes. Il est interdit de voler au-dessus d’un rassemblement d’animaux pour ne pas les effrayer.
  • Il est interdit de voler dans les zones sensibles comme les centrales nucléaires ou les bases militaires. « Le survol des centrales nucléaires est interdit dans un périmètre de cinq kilomètres et de 1000 mètres d’altitude autour des sites. L’espace aérien au-dessus des centrales nucléaires est surveillé par l’armée de l’air, dans le cadre d’un protocole avec EDF », rappelle l’AFP.
  • Il est illégal de voler dans et à proximité d’un aérodrome.
  • Il est interdit de voler à plus de 150 mètres d’altitude.
  • Le télépilote doit toujours garder son drone dans son champ de vision.
  • Il est interdit de voler de nuit.

Les dommages causés par le drone engagent la responsabilité du télépilote. De plus, le non-respect de la réglementation de vol des drones de loisirs est passible de différentes sanctions. La capture de photos portant atteinte à l’intimité de la vie privée d’autrui est punie d’un an d’emprisonnement et d’une amende de 45 000€. Le survol d’une zone à risque comme une centrale nucléaire est, elle, passible d’un an d’emprisonnement et de 75 000€ d’amende. Pour des infractions mineures, comme la prise de vue d’une agglomération, les amendes s’élèvent à quelques centaines d’euros.

Le drone de loisir(s) est parfois détourné de son utilisation première. Récemment, un drone a blessé 2 commandos français en Irak. Un nouveau projet de loi en cours de validation au Sénat va compléter les réglementations actuelles. Ce projet de loi propose un meilleur suivi des drones et leur propriétaire en cas de délits. Les drones de plus de 800g devront être enregistrés en ligne. Pour les drones de plus de 25 kg, une immatriculation du drone sera obligatoire.

 

Les drones professionnels

Les drones professionnels sont soumis à une demande d’autorisation de vol et doivent disposer d’attestation de capacité du drone et du télépilote. Pour cela, il existe des formations de pilotage de drone.

 

Le drone, nouvel équipier chez les pompiers

Le drone représente une avancée et un avantage conséquent pour les équipes de pompiers. Les drones permettent de guider et mieux appréhender les interventions.

Le SDIS (Service Départemental d’Incendie et de Secours) des Bouches-du-Rhône réalise des interventions avec des drones depuis 2014. Ils disposent de 2 drones pour l’ensemble du département. L’avantage principal des drones pour les pompiers est de réaliser un premier état des lieux sans mettre en danger les sauveteurs. Lors des interventions, les images retransmises en direct par ces drones offrent aux pompiers une vision plus large de l’incendie. Le drone permet d’assurer le renseignement et l’inspection de points particuliers et d’amener des informations complémentaires lors d’opérations de secours.

Certains appareils disposent même de caméras infrarouges permettant de repérer et visualiser les départs de feu.

Les drones sont utilisés dans la lutte contre les incendies mais également dans la prévention de feu de forêts, notamment dans les Landes et le Morbihan.

Les drones sont également utilisés sur des zones difficiles d’accès comme les zones de montagne ou les accidents difficilement accessibles.

 

Quels avantages pour une entreprise ?

L’utilisation de drone dans des situations à risques ou difficiles d’accès a fait ses preuves. L’univers de l’entreprise développe les possibilités d’utilisations d’un drone. Le drone reste le meilleur outil pour atteindre des espaces difficiles d’accès et cela sans danger. Il revient 4 fois moins cher d’utiliser un drone à la place d’un hélicoptère. Il est possible de l’exploiter de diverses manières :

  • Lors d’inspections d’ouvrages,
  • Dans la vidéosurveillance,
  • Les détections radio-nucléaire,
  • Lors d’un Plan Orsec, le drone permet de définir les besoins et organiser les secours. Il est aussi utilisé pour établir un constat photographique des dégâts matériels et humains. Les images aériennes sont très utilisées par les médias lors de catastrophes naturelles.
  • Pour le transport de médicaments dans des zones difficiles d’accès ou pour un acheminement plus rapide des médicaments. Un étudiant belge a même créé un drone transportant un défibrillateur permettant d’améliorer la rapidité d’intervention.
  • Assurer la sécurité lors d’une manifestation. La vision générale permet de détecter rapidement les zones à risques et faciliter l’intervention des forces de l’ordre.

 

Le drone et ses multiples utilisations sont à développer. Les avancées technologiques permettront à l’avenir d’étendre d’avantage leur champ d’action. Le nouveau projet de loi, adopté par l’assemblée nationale, sera présenté prochainement au Sénat pour une application dès juillet 2018.

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